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LA RECONSTRUCTION DE L’EGLISE

Hermies avait une jolie église construite en briques avec un clocher protégé par une couverture pointue à 6 pans en ardoise. Elle est entièrement détruite lors de la première guerre mondiale. Après ce conflit, la reconstruction d'Hermies commence. En quelques mois, une église provisoire faite de planches et de bois, à l'emplacement de l'actuel patronage, est édifiée. L'abbé Dufour et les paroissiens la terminent en 1919.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

​Mais décision est prise d'en bâtir une nouvelle. Hildephonse Richard, alors maire, aurait souhaité une ressemblance avec la basilique du Sacré-Coeur, ce qui expliquerait sa forme. Mais on doit cette forte inspiration romano-byzantine de l'église d'Hermies à Paul Decaux, architecte en chef du Pas-de-Calais, qui collabore avec Etienne Crevel à sa reconstruction qui commence en 1922. Les travaux vont durer une dizaine d'années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La réalisation des fondations a demandé plus d'un an, et les anciens d'Hermies ne manquaient pas de rappeler « qu'il y a autant de béton sous terre qu'au-dessus car il avait fallu combler une partie du souterrain ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul Decaux érige alors un immense édifice de béton armé, d'une grande clarté, tant extérieure qu'intérieure, accentuée par les 28 vitraux blancs de l'imposante coupole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photos ci-dessus montrent l'avancement des travaux à la date du 25 juillet 1926, le jour de l'inauguration du monument au mort.

 

Les dommages de guerre perçus par la commune ont totalement été investis dans l'édification du bâtiment.
Aussi sont-ce les paroissiens qui ont payé l'aménagement de l'intérieur de l'église, et notamment les magnifiques vitraux portant les noms des donateurs.

Les trois cloches furent baptisées le 8 mai 1932 par son Excellence Monseigneur Dutoit, Evêque d’Arras, M. l’abbé Paul Lupart étant curé d’Hermies et M. Valence Pradoura étant maire.

 

Je m’appelle Marie - Gabrielle - Françoise

J’ai comme parrain M. J.B. Cellé-Carbonnelle et comme marraine Mme V. Pradoura-Gruel

Je sonne pour la paix et l’union

Je m’appelle Constance - Virgile

J’ai comme parrain M. J.B. Chopin-Cartry et comme marraine Mme Vve Gorguet-Lancelle

Je rappelle le sacrifice de nos soldats

et pleure sur les morts

Je m’appelle Fernande – Simone – Philomène

J’ai comme parrain M. Fernand Lesage-Vauchelle et comme marraine Mme Marthe Derainne

Je chante la victoire et les fêtes


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Édifice roman byzantin, l'église Notre-Dame dispose d'une coupole centrale qui éclaire le chœur par une rangée de vingt-huit vitraux blancs de 2m80 entourant le dôme qui culmine à 30 mètres. Ces vitraux furent posés par J. Largillier entre 1932 et 1939.

Sur chaque face de la tour, au-dessus de l'horloge, on peut apercevoir, gravés dans le béton les symboles des quatre évangélistes: l'homme, le bœuf, l'aigle et le lion (St Mathieu, St Luc, St Jean et St Marc)
L'entrée se fait par un portail en plein cintre encadré par deux colonnes géminées. Le massif d'entrée est contrebuté par deux absides latérales. La tour-lanterne est construite en hors-œuvre, elle est de style néo-flamand.
Abat-sons à base octogonale. Une icône du père André-Marie est présente devant le tabernacle. Le tympan contient 2x3 anges en prières. La nef est sans colonne ce qui donne l'impression d'espace et de volume.

 

Le premier office y fut célébré en 1934, entraînant la destruction de l'église provisoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église peut être aperçue à des kilomètres à la ronde au cœur de la campagne artésienne. Le clocher supporte, à plus de 40 mètres, une statue de la vierge qui mesure 25 mètres de hauteur, symbole de Notre-Dame patronne d'Hermies. Mais cette statue, si vous regardez bien ... n'a pas de tête.

Si vous visitez l'église Notre-Dame d'Hermies, allez faire un tour du côté de la chapelle des fonds baptismaux.

L'histoire d'un "miracle" vous y est contée:
 

Le 31 mai 1963, comme chaque année pour la fête du Saint Sacrement, les enfants et les fidèles qui devaient participer à la procession étaient groupés au pied de l'église.
Tout à coup, alors qu'un orage éclatait, la foudre s'abattit sur la statue de la vierge qui se dresse au sommet du clocher, à plus de 40 mètres.
La tête de la statue, de 50 kg, tomba sur le sol au pied des paroissiens groupés, projetant partout des morceaux de matériaux.
Et c'est avec une joie mêlée de stupeur que l'on s'aperçut aussitôt que personne n'avait été blessé.

 

La tête tombée est gardée dans les fonds baptismaux. Vous pouvez admirer le visage aux traits linéaires nettement géométriques et pourtant raffiné.


La chapelle des fonds baptismaux renferme un autre trésor: l'entrée retrouvée des muches ouvertes en 1840 mais datées d'une origine gallo-romaine (entrée d'un véritable village souterrain).

Les souterrains d'Hermies ont longtemps été ignorés et certains doutaient même de leur existence, jusqu'à ce que en 1840, un éboulement fasse découvrir une excavation permettant d'y pénétrer.
Le récit de cette découverte est relaté en 1873 dans le "Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais. Tome 1", publié par la commission départementale des monuments historiques. C'est le chanoine Eugène Van Drival (1815 - 1887), archéologue qui nous en retrace les circonstances assez curieuses.

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